Il me manque des mots. J'hésites entre "vide", "tristesse", "mélancolie" et beaucoup d'autre. Je crois que "lasse" conviendrais. Oui, voila, c'est ça, je suis lasse. Lasse de jouer un role tous les jours, un peu comme si cette vie n'était pas la mienne, lasse de faire semblant, de ne pas avoir de but, d'attendre. D'attendre quoi ? Lasse de ne pas savoir ce que j'attend. Un changement peutêtre, j'attend mon bâtement d'aile de papillon, celui qui est censé provoqué une tornade dans mon Océan Pacifique. Mais ça, ça n'arrive que dans les films n'est -ce pas ? [ ' mais qu'est-ce que tu racontes, ça arrives aussi dans les livres' Oui je sais merci ] Mais ça n'arrive pas dans la vie.
Non, dans la vie tu attends, sage petit mouton discipliné que tu es. Tu attends les barbecue chez Jean-Paul [ désolée, j'ai pas pu résister ]. Tu attends ton bureau bien rangé, avec le patron pas aimable, et toutes les emmerdes qui vont avec. Tu attends tes années d'internat à Paris. Tu attends ton voyage aux Etats-Unis. Tu attends que la vie magnifiquement banale vienne à toi, puisque de toute manière toi, tu ne vas pas vers elle. Tu attends tout en espérant que ça ne sera pas si banale que ça, tout en cherchant un echapatoir. Tu veux sortir de là, par le haut ou par le bas. Enfin par le haut de préférance, mais peu importe tant que tu t'en sors. Peu importe tant que tu vis comme tu l'entends, peu importe tant que tu sors un peu de ta banalité, peu importe tant que tu peu respirer. Peu importe les conséquences.
Puisque rien n'a de sens.